La femme libre…

Je ne sais pas si je vais arriver à décrire cette ambiguïté qui m’entoure aujourd’hui et qui provoque parfois chez moi un mal-être non maîtrisé… Cette ambiguïté qui je pense entoure beaucoup de femmes qui, comme moi, approchent la trentaine aujourd’hui. Cette ambiguïté liée au sentiment d’être prise au piège de sa liberté.

Depuis toujours j’ai été bercée par des «travaille bien à l’école, tu feras le métier qui te plait!». Je viens d’une famille d’agriculteurs, le graal c’est de faire un métier intellectuel qui te rapporte un max tout en restant confortablement assis au chaud dans ton siège de bureau. Faut reconnaître que quand t’as passé ta vie à te lever à 4h pour aller planter des salades dans le froid et te geler les orteils dans tes bottes en caoutchouc, le bureau ça fait rêver! Bref… j’ai bien travaillé à l’école! Grâce à la chance d’avoir toutes les libertés dans «mon» choix de scolarité, j’ai  fait un bac S option sciences de l’ingénieur, major de promo, j’ai fait ensuite une école d’ingénieur, sortie 3ème de ma promo j’ai fait une thèse CIFRE tout en étant ingénieur dans une (très) grande multinationale, puis doctorat en poche, j’ai fait un post doc, dans une des plus grandes écoles françaises… alors sur le papier comme ça j’ai un CV de ouf! Ouai… Sauf que…

Sauf que malgré toutes les libertés qu’ont les femmes aujourd’hui, je me suis toujours vue et j’ai toujours été vue comme une femme dans un milieu d’hommes! Bonjour à la conseillère Pôle Emploi qui m’a sorti « ah bin vous êtes mignonne, sympathique, vous faîtes un metier d’homme, vous allez bénéficier de discrimination positive » ne sachant quoi répondre, j’ai souri. Alors elle a ajouté « bin oui, vous savez, je suis conseillère municipale comme ça, il y a des quotats de parité! »… et la seule chose qui m’est venu à l’esprit a été « gourdasse! » pour moi ce n’est pas une chance de bénéficier de « discrimination positive » mais bon… ça c’est une autre sujet, je vous parlerai peut-être un jour de ma vision personnelle du féminisme!

Bon du coup je suis une femme, qui a un doctorat et qui travaille dans un domaine masculin. Avec ce diplôme, je pourrais être chef d’équipe, directrice de projets, chercheuse, je suis libre de faire beaucoup de choses, je pourrais partir en Californie travailler, on m’a proposé même un contrat à 100 000€/an en Autriche. Mais en fait ça n’est pas ce que je veux faire et c’est là que je suis prise au piège de ma liberté!

Aujourd’hui ce que je veux faire, c’est être une mère, une épouse, une femme, avant d’être Docteur (non je n’aime toujours pas le terme doctoresse, et encore moins docteurE!!!!). J’aimais mon métier d’ingénieur, de petite chercheuse qui fait ses bêtises dans son coin, je ne veux pas des responsabilités qu’on voudrait me donner. Je ne veux pas être celle qui reste au boulot à 22h parce qu’il faut livrer demain, celle qui est au boulot à 7h parce qu’il y a conf call avec la californie, celle qui passe la moitié des vacances devant son PC parce qu’il y a un bug dans le produit chez Apple ou Microsoft… Je veux être la mère qui accompagne sa fille à la danse le mercredi aprem (oui, en tutu rose etc même si on va crier à la théorie des genres et au sexisme!), qui la dépose à l’école le matin, la femme qui ne considère pas que le métier de son mari est moins important puisqu’il gagne moins, la mère qui est là pendant les vacances de sa fille pour aller se promener toutes les deux parce que papa travaille, puis rentrer avec elle et tout préparer pour que papa puisse se reposer quand il a fini sa journée. Mais quand je dis ça on me regarde avec des grands yeux, parce que la liberté qu’on a voulu me donner je ne la saisis pas et au yeux des autres, je m’enferme dans une vie moins intéressante que celle que je pourrais avoir…

Aujourd’hui mon rêve de liberté c’est d’être femme au foyer, ou du moins, d’avoir un métier qui me permette de laisser la place que je veux donner à ma famille dans mon quotidien malgré la liberté de tout ce que je pourrais faire d’autre! Mais aujourd’hui, on comprend mieux une femme carriériste qu’une mère au foyer… Et encore que… Si on laisse nos enfants trop longtemps à la garderie, chez la nounou, on passe pour la mère indigne qui ne s’occupe pas de son gosse, et si on décide de ne pas travailler on est une glandeuse sans intérêt. Donc aujourd’hui, être une femme de 30 ans, c’est avoir un métier avec des responsabilités (mais pas trop), avoir des enfants (mais pas trop), être féminine (mais pas trop), s’occuper de son foyer (mais pas trop), sortir avec ses copines (mais pas trop)… et je trouve que c’est quand même vachement compliqué! Aujourd’hui la femme de 30 ans, c’est une femme mince, qui pousse un landau, porte des talons, une jupe de longueur convenable, un beau rouge à lèvre, un sac à langer contenant des petits pots bios, un sac à main contenant un Ipad dans une jolie housse pour sa journée de boulot, qui le soir va faire des longueurs à la piscine, récupère son enfant à 17h chez la nounou, pour rentrer cuisiner de bons petits plats dans son thermomix, avant d’enfiler une jolie nuisette pour passer sa soirée de femme « libérée » avec Mr. Alors voilà, les femmes sont « libres » mais moi ces libertés m’étouffent!

Publicités

24 réflexions sur “La femme libre…

  1. J’aurais pu écrire ce texte. Je m’y reconnais entièrement. Venant d’une famille d’ouvriers et d’agriculteurs, nous sommes, avec ma soeur et mon frère, les seuls à avoir eu le bac. J’ai eu mon bac S, puis prépa maths sup – maths spé, puis école d’ingénieurs et différents stages à l’étranger. Toujours en ayant eu des facilités partout, major de promo également. Et puis, à la suite de mon diplôme et quelques mois de travail dans une grande multinationale, j’ai tout arrêté pour rentrer dans mon département rural, y retrouver mon chéri et penser à une reconversion. Aujourd’hui, je suis professeur des écoles, j’ai eu une petite fille en juillet dernier et je ne regrette rien. Plus jeune, encouragée par tous mes professeurs, je me voyais en femme d’affaires, travaillant à la Défense, toujours entre 2 avions, dirigeant une équipe … Mais en fait, ce n’est simplement pas moi.

    Je te souhaite véritablement de trouver ta voie et ton bonheur.

    • Tu as raison, je me reconnais parfaitement dans ton commentaire… Mon frère lui a choisi également l’agriculture, il est inséminateur bovin dans le haut languedoc, il a fait beaucoup moins d’études que moi, mais aujourd’hui il est heureux dans sa campagne! Alors certes il se lève très tôt, ne travaille pas derrière un bureau et son choix est encore incompris par nos grand-parents qui ne voient plus que les inconvénients de leur métier mais il fait ce qu’il aime, alors où est le probleme? Et le pire c’est quand mes grands parents lui lancent des « tu vois ta soeur elle… » en me prenant comme un modèle, je n’arrive pas à leur expliquer que non, je ne suis pas un modèle!
      Et ma fille devait également naitre en juillet: 😉

  2. Genial. Jai vite compris que je ne pouvais TOUT etre correctement… il y a quelques mois je voulais redevenir la working girl que jetais, êt, aux prémices de réaliser le challenge, je suis repartie dans la chaleur de mon foyer profiter des mes enfants avec le thermomix. En tout cas ca a l’air très clair dans ta tete. Nous avons « que » 30 ans et parfaitement le temps de changer d’avis.

    • J’ai également tout plaqué au moment de signer le contrat avec la nounou, j’ai eu un déclic, c’était impossible… Je n’ai pas signé et j’ai appelé mon boulot pour arrêter les démarches pour mon contrat qui devait commencer en janvier. Comme toi, je me suis dit que j’avais bien le temps de retourner travailler! En revanche, la premiere année de ma fille ça je n’aurais pas le temps de le rattraper plus tard, l’occasion ne se représentera pas, c’est certain!

  3. Tout est dit… à toi maintenant de faire le choix qui te rend heureuse !
    Après un bac S, J’ai fait médecine, j’ai tout plaqué en 4ème année, après des stages de fou qui ne correspondaient pas à ce que je souhaitais pour ma vie (notamment une vie de famille équilibrée, et avant 35 ans !). J’ai tout plaqué, vraiment rapidement et sans aucun désir de retour en arrière et j’ai fait des études de Lettres Classiques (Latin, Grec, Littérature) puis j’ai passé l’agrégation. Et maintenant, j’ai 32 ans, je suis professeur en collège et lycée dans un petit village du sud-ouest, et j’attends mon 3ème enfant. Je suis tellement heureuse aujourd’hui que ça me fait trop rire quand je repense à mes ambitions de jeune fille et à ma fierté quand j’entendais mes professeurs me dire « que je pouvais tout faire », quand je me voyais chirurgien de renom, riche, voyageant, suscitant l’admiration (quoi donc ? je manquais un poil d’humilité ?). Il a fallu du temps à mon entourage pour comprendre ce choix, surtout pour mes amis qui ont poursuivi en médecine, ou ceux qui ont fait de grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs et qui me disent encore aujourd’hui, sans plus aucun doute sur le bien fondé de mon choix: « jamais nous n’aurions prédit cet avenir pour toi ».
    Par contre, je pense que c’est vraiment un choix personnel, et que ça ne correspondrait pas à tout le monde. Il m’a fallu du temps avant de voir que l’ambition n’était pas mon moteur et que d’autres choses comptaient plus pour moi, mais je comprends aussi tout à fait ceux qui ont voulu continuer sur cette voie. Il faut être honnête, aujourd’hui, quand je dis que je suis prof, les gens qui ne me connaissent pas vraiment froncent doucement du nez et ont une piètre opinion de mon métier… c’est qu’ils ne le connaissent pas ! J’adore mon métier, mes élèves (mais pas les débiles du ministère, soyons honnêtes), et j’adore que ce métier me permette un tel équilibre familial aussi.

    Le plus dur, finalement, c’est de savoir ce que toi tu veux. Notre liberté nous le permet, justement ! Bon courage dans ta démarche !

    • Tu as eu le courage de suivre le chemin qui te plaisais sans forcément te soucier du jugement des autres… bravo! De nombreuses fois j’ai voulu tout plaqué pour faire prof, en fait, enfant déjà je voulais faire maîtresse mais on m’a toujours dit que ce n’était pas un métier « d’avenir » que je n’allais pas gagner beaucoup, que je pouvais faire mieux, que je m’ennuierai, etc… Et a chaque fois, j’ai abandonné mon idée et j’ai repris le cours de mes études! L’an dernier j’enseignais à des élèves ingénieurs mais j’avais tellement de mauvais préjugés sur l’enseignement que ça a été difficile pour moi, je partais en me disant que ça allait être ennuyeux, etc… Mais aujourd’hui je suis entrain de serieusement réfléchir à revenir à cette voie, à passer l’agregation… J’ai plusieurs projets, on verra ce qui en sort! 🙂
      Merci pour ton commentaire! Et bonne grossesse!! 🙂

  4. Je me retrouve bien dans ce que tu dis. Ingénieur, je gagne plus que mon mari ingénieur également. Nous allons avoir notre premier enfant et alors que tout mon être me dit de mettre le reste de côté pour m’occuper de lui, je ne peux pas car je mute en province pour « nous » et du coup je dois assumer un nouveau poste en même temps que la première année de bébé. Du coup, pas de 80%, pas de congés parental à rallonge… Je me dis que je me rattraperai avec le suivant.
    Sinon en contre exemple j’ai une amie de promo avec deux enfants qui voulaient leur consacrer du temps et garder une activité : elle a trouvé un 50% dans sa branche dans une PME! Et j’en connais d’autres qui se sont lancées en freelance ou qui ont monté leur boîte. Bref, il faut bien définir ce que tu veux toi, ce qui est important et avec tes diplômes toutes les portes te sont ouvertes, même celles de ta maison!

  5. Tu as tout dit !
    Dans mon cas, la culpabilisation fonctionne puisque lorsque je suis en jour de récupération suite à une vacation de nuit au travail, je culpabilise de mettre ma fille chez la nounou pour pouvoir dormir ( ou plutôt « récupérer » de ma nuit ).
    A côté de ça, ma belle-soeur a arrêté de travailler il y a 4 ans, a fait une fille dans la foulée, puis une seconde 2 ans après. Elle a dit qu’elle mettrait la seconde en nourrice dès l’âge de 6 mois pour aller travailler. Elle a repoussé. Elle avait dit vouloir retravailler quand la Grande entrerait en maternelle. Elle a repoussé. Aujourd’hui la Grande est à l’école, la deuxième elle la colle devant la télé dès 7h du matin jusqu’à 16h le soir, et tout le monde se demande ce que ma belle-soeur fiche de ses journées…A part se plaindre sur Facebook de ses filles et y déballer toute sa vie ! Elle, je la juge vraiment, mais je pense que c’est un cas particulier : Je ne comprends pas non plus qu’on ne veuille ni travailler, ni s’occuper de ses enfants, tout ceci en n’ayant aucune passion ni occupation. ( par contre, pour EXIGER une maison NEUVE en HLM, il y a du monde ! )

    • Oui cette culpabilité de mettre ses enfants en garde alors qu’on est disponible est difficile pour les parents! Je ne travaille pas mais je pense qu’à la rentrée, j’aurais besoin de temps pour préparer des concours, pour aider mon époux à la boulangerie et donc je devrais par la force des choses laisser ma fille, mais les gens s’imaginent que parce que tu es chez toi avec ton enfant, tu as du temps pour toi! Mais pas du tout!! Un enfant ça te demande toute ton attention, du matin au soir, impossible de se reposer ou de travailler avec un enfant à la maison! Enfin peut-être avec un enfant de 12 ans… mais pas avec un tout petit!

  6. Tout simplement merci…mon regret étant de ne pas avoir fait de « grandes » études, ton article estompe ma culpabilité de ne pas avoir un travail à hautes responsabilités avec de grandes missions et qui rapporte bien! j’ai un rythme assez « cool » en ce moment car je travaille peu, je m’occupe de mon fils (pas de tutu pour les loisirs mais plutôt des crampons 😉 ), de mon mari (sans être entièrement dévouée non plus, c’est dans ma nature), de ma maison (jardinage, cuisine, déco,..) et de moi! tes diplômes me font rêver, tout ce que tu pourrais faire avec également, et au final tu peux choisir de t’en servir ou pas. C’est sûr que trouver un travail en dessous de ton niveau serait « compliqué » mais à l’inverse, trouver un travail hautement qualifié pour quelqu’un de non-diplômé est impossible. Donc à mon sens c’est toi qui a le plus de liberté…en tout cas, il me semble que le plus important dans nos vies est de réussir à se sentir en accord avec soi-même, sereine et là on aura tout gagné!!!
    Bonne soirée, bises

    • Oui c’est vrai qu’en théorie je peux toujours trouver un travail qui ne requiert pas un doctorat alors que l,inverse est impossible! Et tu as raison, le plus important est de trouver ce qui nous permet d’être en accord avec nous même. Pour l’instant je suis entrain de le chercher petit à petit! 😉
      Je te remercie pour ton commentaire! 🙂

  7. c’est beau ce que tu as écrit. j’espère que l’avenir te permettra d’être libre dans tes choix et de devenir une belle maman poule qui aime ses enfants et sa vie

  8. Je sais pas comment j’arrive sur cette page qui me parle beaucoup…jamais compris comment on pouvait tout concilier en effet… j’ai cherché des années comment retrouver cette liberté enfants / réalisation de soi… ça y est, je l’ai trouvée, mes enfants sont grands maintenant, mais j’ai trouvé ce que je cherchais et j’aide d’autres femmes à se « libérer » – Demandez moi comment si ça vous parle – yeahh !

  9. C’est drôle car au premier abord nous semblons avoir un avis différent mais qui s’avère au final être très similaire. Il y a peu j’ai écrit un texte « Je suis une femme » sur le blog, que j’ai aussi adapté en vidéo qui décrit justement ce que tu souhaites être comme tout ce que je ne souhaite surtout pas être. Je déplore dans ce texte une pression à laquelle je suis confrontée, qui me pousse à être la femme que tu aimerais avoir la liberté d’être dans ton article. C’est donc avec étonnement (pas tellement, enfait.. puisque rien ne m’étonne plus vraiment) que je perçois qu’on puisse se sentir étouffée et ressentir une certaine pression dans le cas de figure inverse…

    Mais dans le fond ce que je perçois c’est juste l’envie d’avoir sa propre liberté, la liberté d’être qui nous voulons être et non pas la fausse liberté de faire ce qui nous est destiné, ce que l’on souhaiterait que l’on fasse. En ces termes je pense que nous avons en fait la même vision. Ce qui est malheureux dans tout ça, c’est qu’au final quoi qu’on fasse j’ai l’impression qu’on ressent toujours une pression pour nous pousser vers un autre chemin. Personne ne rentre dans le moule qu’on lui a pourtant chaudement préparé. C’est hallucinant !

    Je n’ai vécu que 21 années et je ressens déjà l’effet « quoi que l’on fasse, quelqu’un aura toujours à y redire quelque chose ». Alors au final je pense que le mieux être de s’octroyer nous même une liberté qui ne nous étouffe pas, parce que peut être la vraie liberté est de faire ce qui nous plaît, ce à quoi on aspire

  10. J’aime beaucoup ton article. Si tu écoutes les gens aujourd’hui la femme en France est libre de faire ce qu’elle veut. Mais en fait on a juste fait évoluer le stéréotype féminin et on doit rentrer dans ce nouveau cadre. Tu parlais de féminisme. Moi il me semble que si nos aïeules se sont battues pour nos droits c’est bien pour qu’on ai le choix, le vrai. Pas pour tomber dans l’excès inverse : de la femme reléguée à la cuisine et aux enfant on passe à la super woman capable de gérer son boulot, ses enfants, son couple sans oublier sa vie sexuelle.
    Oui on t’as donné la chance d’étudier et tu l’as saisie pour aller très loin (je suis impressionnée 😉 ) Mais au final c’est ton bonheur qui compte. Je crois que c’est ça que les gens doivent voir : quelqu’un qui choisit sa route pour être heureux.

  11. Bonjour,
    Je me retrouve complètement dans ton article et je le trouve tellement pertinent que pour la première fois, je laisse un commentaire sous un article. Je suis moi même docteur (en médecine) et maman, et pendant des années j’ai placé mes études puis mon boulot avant tout le reste. C’est mon homme, étudiant puis en recherche d’emploi qui s’est occupé de nos deux enfants et de notre foyer au quotidien. Puis l’année dernière, nous avons saisi l’occasion d’une offre d’emploi à l’étranger pour tout inverser : lui au boulot et moi au fourneaux! Et des deux je crois que c’est moi la plus heureuse dans l’affaire… Tellement contente à la maison que je traine un peu pour aller prendre des cours de langues et me mettre en quête d’un stage à l’hôpital. Et là la réaction de mon entourage (et de la société) est plutôt paradoxal : « c’est bien d’avoir du temps pour tes enfants mais à quoi ça sert d’avoir un bac +12… », « tu t’ennuies pas trop? », et le fameux « pas étonnant qu’on manque de médecin si toutes les femmes médecins s’arrête pour s’occuper de leurs gamins… » (à peine culpabilisant…). Ça m’a fait du bien de tomber par hasard sur ton article et de me retrouver dans tes paroles

  12. Très bon article, tu soulèves des points très très intéressants et qui me parlent beaucoup pour la plupart !
    Si ça peut te rassurer, ces libertés m’étouffent également et cela provoque aussi chez moi, parfois, une forme de mal-être insondable…
    Je te souhaite, simplement, de trouver ton équilibre. Je crois que ça vient, mais rarement au temps voulu.

  13. Oui pas simple… On attend beaucoup de nous, on voit cette images de femmes qui sont tout ce que tu dis que le net, on ne parle pas forcément du quotidien du vrai, on doit saisir un CDI, on doit… Finalement le secret c’est de trouver ta place à toi. Le must c’est quand ton homme est complètement OK avec ça et que ben les autres, on s’en fout non ? Ou un beau mi-janvier temps pour… Toi !!! Bref, ça va se poser, la première année d’un petit c’est un peu sport… Bon courage et merci beaucoup pour cet article très juste 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s